Students Imagining “The World that Christ Desires” A Global Reflective Project!
Por Herizafiniaina Andrianaivosoa
Jul 14th, 2021

Dans cet article, M. Aidinot Randrianantenaina, enseignant au collège Immaculée Conception de Mananjary, à Madagascar, explique comment ils font face à la pandémie Covid-19.

Le grand ennemi qui touche et fait peur le monde entier qu’est la pandémie Coronavirus ou Covid-19, a envahi notre pays (Madagascar) depuis Mars 2020. Cet envahissement a bouleversé fortement et gravement la vie du peuple dans tous les domaines : économique, social, religieux, culturel, éducatif, et ainsi de suite.  De ce fait, il a été nécessaire de prendre des mesures et de faire un défi pour rétablir la vie de tous les jours et pour boucher les trous tracés par ce Virus. Voici maintenant, ce dernier revient et rôde. Comment alors le CIC Mananjary traverse cette tempête ? Quelle décision a-t-il pris pour en faire face ?

D’habitude, au commencement de l’année scolaire, le collège convie à plusieurs réunions pour faire fonctionner à bien l’éducation. Cela a été bien passé cette année scolaire 2020-2021. Cette année justement, à chaque réunion, le Père Andrianaivosoa Herizafiniaina SJ (dit Père Andry), Recteur du collège, n’a pas manqué de signaler que cette année scolaire est un peu « spéciale ». Cette spécialité se caractérise par l’existence d’un défi de double attaque. La première attaque c’est de boucher le trou, c’est-à-dire finir le plus vite possible les programmes manqués de l’année scolaire précédente. La deuxième c’est de lancer et aborder les nouveaux programmes pour la nouvelle année.

Produit de l’effort de chacun et grâce à l’amour de Celui qui est ressuscité, les corps enseignants respectifs concernés ont pu effectivement achever la première attaque, seulement au cours de la moitié du premier trimestre. Malgré la constatation de la bassesse de niveau des élèves au début, les deux premiers trimestres s’étaient bien passés, avec un examen à la fin de chaque trimestre.

Pour le deuxième trimestre particulièrement, dès son début, poussé par la crainte de revenir au confinement, le Père Recteur a recommandé à l’avance au corps enseignant de ne pas gaspiller le temps. Il les a recommandés de rehausser l’allure et de ne donner que les essentiels de la leçon. Pour terminer ce trimestre, comme l’on a déjà dit, on a passé à l’examen, le 23 au 26 Mars 2021. Le lendemain même, nombreux sont déjà partis en vacances, et les autres ont décidé de quitter la ville un peu tard. Mais avant qu’ils s’en aillent, on avait prévu la date de 13 Avril 2021 pour la rentrée.

Hélas ! Qu’est ce qui s’est passé au moment où on voulait rentrer ? Une nouvelle aventure a commencé. Juste au point de reprendre les activités après des vacances, le Président de la République Andrinirina Rajoelina a annoncé l’urgence sanitaire : ce sera le retour au confinement. La mesure qui a été prise nationalement c’est le prolongement de séjour des vacances. Du coup, on n’a pas pu tenir la date de 13 Avril pour la rentrée. Par suite, les élèves n’ont plus pu fréquenter l’école malgré leur envie. Face à cela, pour que ces élèves puissent suivre et bénéficier les programmes de classe, les Responsables du collège ont fini par créer des pages et groupes facebook pour chaque classe.  Pour les enfants en particuliers et pour ceux qui n’ont pas d’accès à ce réseau social , ce sont leurs parents qui y tirent les documents et les leur donnent ensuite. Parallèlement, les enseignants respectifs sont sensés d’y envoyer les documents que ce soient les textes ou les vidéos. Mais cela n’empêche pas l’existence des petits problèmes. En guise d’illustration, ils sont nombreux ceux qui habitent en brousse, alors cette résolution prise leur semble un peu difficile faute de connectivité. Pourtant, ils ne sont pas rares non plus ceux qui en ont déjà bénéficié. D’ailleurs, même si l’on ne peut plus fréquenter la classe, certains de ces élèves, surtout les futurs bacheliers, ont l’occasion de faire le travail de groupe dans leurs camps respectifs, en attendant le nouveau discours du Président.

Malgré toutes tentatives d’effort, cette année scolaire reste encore peureuse. En effet, la pandémie a déjà laissé une énorme lacune  l’année dernière sur le plan intellectuel des élèves. Et voici maintenant, on pensait que la situation s’empirait et le dégât s’étendrait. En réalité, plus les vacances se prolongent, et plus les élèves deviennent fainéants ; et en même temps, leur capacité baisse. Cela nous a amené déjà à remettre en question l’intellectualité des élèves l’année prochaine.

Heureusement, le Président de la République, en présence des Ministres, a fait de nouveau son discours ce Dimanche 02 Mai 2021 à 20h. Suite de ce discours, toutes les écoles du pays sont autorisées à ouvrir leurs portes et tous les élèves peuvent reprendre leurs classes sauf pour quelques régions présentant des cas très alarmant sur la pandémie. Dans ces régions, seules les classes d’examens peuvent reprendre les activités. Pour le cas de CIC Mananjary, le lendemain même de la déclaration présidentielle, les classes d’examen et quelques classes intermédiaires sont déjà apparues dans l’enceinte de l’école. Certaines d’entre elles ont déjà recommencé le cours le même jour. Une réunion extraordinaire s’est aussi tenue pour clarifier les mesures à prendre. Et au cours de la réunion, il est décidé que les classes intermédiaires peuvent reprendre le cours comme les classes d’examen en respectant les gestes barrières : le lavage des mains avant d’entrer en salle, le port obligatoire de masque. Pour les classes intermédiaires en particulier, les plus nombreuses seront obligées de se repartir en deux groupes pour respecter la distanciation. Suivant l’emploi du temps, les groupes font le tour par semaine. Mais pour les classes d’examen, cette répartition ne serait pas appliquée, sinon on risque de tarder les programmes. On utilise plutôt des salles plus spacieuses.  En maintenant, le défi à quoi nous recourons c’est d’améliorer le niveau des élèves qui se trouvent encore bas pour qu’on recueille des bons fruits à la fin. Tel objectif nécessitera sans doute un grand effort de la part de chacun : les élèves, les enseignants ainsi que les parents. Si chacun fait de son mieux en se collaborant, la charge ne serait guère lourde, car « l’union fait la force » et « au cœur vaillant, rien n’est impossible ».