Students Imagining “The World that Christ Desires” A Global Reflective Project!
By Dorothée RALALAZAFIMANJAKA
Jul 28th, 2021

Je suis enseignante au Collège Saint Michel Amparibe à Madagascar. Comment on continue notre enseignement pendant cette période de pandémie de Covid-19 ? Quels sont les difficultés rencontrées ? Je vais vous partager une petite réflexion.

Bien évidemment cette pandémie de Covid-19 bouleverse la vie quotidienne des hommes. C’est pareil du côté de l’enseignement. En tant qu’éducateur, cette pandémie change la façon d’enseigner, le comportement des élèves, la vie de l’école toute entière. Pendant le confinement, comme toutes les écoles, les élèves restent à la maison ne sachant rien faire. Les profs doivent trouver tous les moyens de transmettre la suite du programme aux élèves. Comment ? En continuant l’école en ligne. Notre temps à la maison doit diviser pour notre famille et pour nos élèves. Mais pas seulement notre temps, financièrement aussi on doit le partager. Le peu moyen que nous avons pour payer les connexions que ce soit par e-mail, que ce soit par vidéo, que ce soit par le facebook, …, nous les donnons volontairement sans espérer qu’on nous les rembourse. A la maison, la plupart des enseignants n’ont pas accès à l’internet gratuitement. Soit on s’entraide, soit on paye. Dans les vidéos nous ne sommes pas libres comme en classe d’exprimer ce qu’on veut dire. Jusqu’où les élèves nous suivent, est-ce qu’ils peuvent tous avoir les leçons et devoirs ? Non- beaucoup aussi n’ont pas les moyens tous les jours.

Tous les enseignants et élèves ont tous hâte de revenir à l’école.

Aujourd’hui, la vie redevient normale, l’école est enfin ouverte même si on doit diviser les élèves d’une classe en 2 groupes et alterner la venue dans la classe par semaine.  Là encore, courage aux enseignants qui doivent répéter le même cours, même explication pendant deux semaines : c’est fatiguant.

Mais ces difficultés ne sont rien comparées à la joie qu’on éprouve de pouvoir rencontrer les élèves, les voir en bonne santé. Comparées au jour que Dieu nous donne encore. Je rends grâce à Dieu. Moi personnellement, en tant qu’éducatrice ignacienne, en tant qu’accompagnatrice, cette année ignacienne me fait revivre ce que Saint Ignace traversait durant ses études. Ses difficultés qu’il résistait, combattait afin d’atteindre son but. Aussi dans le principe et fondement Saint Ignace a dit : « L’homme est créé pour louer, révérer et servir Dieu notre Seigneur et par là sauver son âme, et les autres choses sur la face de la terre sont créés pour l’homme, et pour l’aider dans la poursuite de la fin pour laquelle il est créé ». (Exercices Spirituels n°23).  Cette pensée et réflexion m’aide à tenir le coup. Ces désolations passent et je peux constater que pendant cette période à la maison nous avons le temps de réfléchir, de discerner, de faire l’examen de conscience : qu’est-ce que Dieu veut de nous ? Quelle est sa volonté ? Qu’est -ce qu’il veut nous dire et transmettre en ce moment ?

Quelle consolation de savoir que les élèves ont tous conscient maintenant que c’est important d’étudier, d’écouter les enseignants en classe. Pas plus besoin de dire « silence », plus de bavardage. Aujourd’hui la vie est très précieuse pour tout le monde. Là encore Saint Ignace nous apprend de « voir Dieu en toutes choses ». Nous n’allons pas éteindre le feu pour qu’on puisse dire en cette année jubilaire « Voir toutes choses nouvelles en Christ ».

AMDG